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 L'histoire d'un paladin effacé

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Aezriel
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MessageSujet: L'histoire d'un paladin effacé   Lun 9 Déc - 15:32

Mon plus vieux souvenir remonte à l’âge de mes 7 ans. Je revois encore cette vieille écurie de Landecorbeau, mon village natal. Mon père, Chrysaor, était paysan et par conséquent, nous habitions dans une petite ferme aux abords de la ville que tout le monde appelait la ferme aux cailloux. Non pas parce qu’elle était remplie de rochers, mais parce que je détestais les invités et que je savais particulièrement bien viser avec mon lance-pierre. Nous vivions avec ma mère, Sephia, et mon grand frère Méphis. Mon père était un fier travailleur, toujours juste envers les autres et toujours prêt à aider sans même attendre quelque chose en retour. Ma mère et mon frère l’aidaient dans son travail quotidien à la ferme. Moi, j’étais trop petit pour les aider et de toutes les façons, beaucoup trop fainéant. Ma famille étant d’origine varisienne, ils étaient tous un peu brun de peau et assez musclé, la vie d’un paysan aidant beaucoup dans ce domaine. Moi, je suis né pâle et en grandissant, je suis resté chétif.
A cause de cette différence, je n’ai jamais eu beaucoup d’amis. A l’école, on m’évitait. En dehors, on m’ignorait. Et pourtant, je pouvais être généreux et gentil, comme mon grand frère l’était. A la place, j’étais nerveux et colérique, toujours à chercher des problèmes auprès des autres enfants. C’était ma manière à moi de dire que j’existais…
Malheureusement, je ne maîtrisais pas mes colères et au fil du temps, j’ai fini par ne plus rien maîtriser du tout. Une fille de l’école qui me plaisait beaucoup m’avait demandé de l’aider avec les chevaux de son écurie. Juliette qu’elle s’appelait ! Moi, voulant avoir fière allure, j’étais accouru à son secours et j’étais allé dans cette écurie avec un petit bouquet de pâquerettes cueillies dans la ferme de mes parents le matin même. Arrivé sur place, il n’y avait personne. Sur le moment je me suis dit qu’elle était peut-être un peu en retard, à cet âge, on ne pense pas à mal. Je suis donc entré dans l’écurie et me suis allongé, rêveur, sur un tas de foin en attendant ma douce princesse pour pouvoir lui offrir mon joli bouquet.
Elle est arrivée quelques minutes plus tard avec un bâton dans le dos. Il avait l’air étrange ce bâton mais moi je n’avais d’yeux que pour elle. Elle m’a dit : « Je suis désolé Logmir, mais tu vas devoir attendre un peu ici. Ma maman m’a demandé de te donner ça pour te faire patienter. Tu le frotteras contre le sol quand je serai partie, tu verras, c’est très drôle ! » Et me l’a donné. Je l’ai vu partir et j’ai attendu qu’elle revienne encore et encore. J’ai frotté le bâton sur le sol et il a commencé à faire de la fumée mais je me disais que c’était un mini feu d’artifice qu’elle avait préparé rien que pour moi. Elle m’aimait vraiment, Juliette, et c’était un cadeau magnifique qu’elle m’avait fait.
Mais en réalité, c’était un bien mauvais tour qu’elle m’avait joué. Ce bâton si étrange était en réalité un bâton fumigène et la fumée devenant de plus en plus épaisse, j’ai bien failli mourir asphyxié. Tout semblait trouble dans ma tête, elle avait essayé de me tuer alors que je l’avais aimé en silence pendant plusieurs années ! Heureusement que Méphis, mon frère, passait par là et qu’en voyant la fumée sortir de l’écurie, est venu me secourir…
Après cet évènement, je me suis dit que je ne pourrais jamais lui pardonner ce qu’elle m’avait fait. Je voulais lui faire payer ses actes en la confrontant à ce qu’elle m’avait fait subir : je voulais la tuer. J’ai pris la dague que mon père cachait sous son matelas au cas où des voleurs viendraient nous attaquer, et le soir après l’école, j’ai attendu derrière chez elle. J’ai attendu que les heures passent et une fois le soir venu, j’ai lancé un petit caillou à sa fenêtre pour qu’elle descende me rejoindre. Je voyais rouge, à travers elle, c’était toutes ces années de souffrance que j’allais venger. Arrivée en bas, elle m’a regardé avec un air triste et juste avant que je lui saute dessus, couteau à la main, elle à juste eu le temps de dire : « Je suis désolée pour hier. ». Dans la précipitation du moment, j’avais planté mon arme dans la seule personne qui s’était excusée de ce qu’elle m’avait fait…
En rentrant chez moi, j’étais couvert de sang. Me voyant ainsi, ma mère s’est empressée de me demander ce qui m’était arrivé et j’ai tout raconté. Mes souffrances, mes doutes, la scène de l’écurie, ce que je venais de faire. Ma mère, en larmes après ce qu’elle venait d’apprendre, m’a serré dans ses bras et m’a dit qu’elle trouverait une solution, qu’une famille, c’est fait pour ça après tout ! Elle partit raconter mon histoire à mon père et mon frère et je fus emmené dans ma chambre pour y passer le reste de la nuit.
Le lendemain, j’avais trop de remords et je décidais donc de me dénoncer à la garde de la ville. Je fus emmené en prison. On appela mes parents pour qu’ils soient avertis de ce que j’avais fait et malgré leurs doux regards à mon encontre, je ne pouvais supporter l’idée de leur avoir causé des ennuis. Mon père, jugé incapable de m’éduquer, fut jeté en prison. Mon frère fut envoyé à port-énigme pour l’éloigner de l’éducation néfaste de mon père… qui n’avais rien fait de mal, au fond… Ma mère se retrouva seule, dans son immense ferme, sans la moindre aide. Elle venait me rendre visite une fois par semaine quand j’étais au cachot. Souvent, elle semblait triste et parfois même, elle pleurait… A chaque fois, elle me chantait cette chanson :

« Petit Logmir, tout fin tout blanc,
Sarenrae veillera sur toi,
Petit Logmir, tout plein de sang,
Ne t’en fais pas, elle te pardonnera… »


Au bout de quelques semaines, elle n’est plus venue. Je ne sais pas s’il lui est arrivé quelque chose ou si le fait de me voir croupir en prison était trop dur pour elle… Pendant 6 longues années, j’ai repensé à cette phrase que Juliette m’avait dite : « Je suis désolée. » Je me haïssais d’avoir réalisé cet acte, d’avoir laissé s’échapper toute cette colère hors de moi et d’avoir tué, non seulement la personne que j’aimais, mais surtout la seule personne qui m’avait demandé de la pardonner pour ses actes. Puis vint un prêtre de Sarenrae dans notre petit village. J’ai supplié la garde de me laisser partir avec lui et j’y suis arrivé. Depuis cette époque, je me suis juré de ne plus jamais être en colère et de toujours pardonner, tout comme j’aurais dû le faire avec Juliette…
Durant mon service en tant que disciple de Sarenrae, je essayé de dominer ma colère au travers du combat. J’ai appris à manier les armes, à porter des armures, à esquiver les coups. J’ai mis tout mon cœur à l’œuvre pour pouvoir un jour me repentir de ce que j’avais fait. Quelques années plus tard, lorsque le prévôt Cigué est venu à Manigmar pour demander de l’aide dans la ville de Pointesable, je me suis dit que mon heure était venue. Un petit village qui avait déjà subit les actes d’un criminel violent : l’écorcheur. Je pris mon courage à deux mains, et c’est ainsi que débuta l’aventure de ma vie…
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